Chapitre 12
Le mariage arriva bien trop vite à leur goût. Tous leurs amis et même leurs professeurs avaient été invités...
Makoto faisait un peu la tête mais une fois qu'elle entra, vêtu de sa magnifique robe blanche de son voile, il sourit discrètement. Il la trouvait un peu idiote et niaise mais elle était belle et son sourire illuminait le visage de chacun, dont lui.
Shigeru avait voulu l'accompagner dans la marche de la longue allée malgré sa fatigue.
Puis ils avaient échangé leurs vœux. Miya et Johnny pleuraient et s'énervaient au fond de la salle, si bien qu'ils avaient dû être sortis avant la fin. Makoto avait frappé Johnny aussi, il l'avait pris de haut, comme il en avait l'habitude et lui avait ordonné de ne plus approcher sa femme. Quant à Ichigo, elle avait tiré la langue à Miya en attrapant le bras de son mari.
Pas très sérieux tout ça, mais assez jouissif pour les deux amants.
Puis ils avaient pris l'avion pour aller en lune de miel en France, le paradis des pâtisseries. Le pauvre Makoto désespérait à pouvoir faire enfin union avec sa femme qui s'endormait rapidement le soir. Elle était si innocente !
La veille de leur départ, ils n'avaient toujours rien fait et il était frustré. Très frustré, si bien qu'il lui en parla.
- Ichigo ! J'en peux plus, on est marié et on n'a toujours pas consommé !
La pauvre jeune femme rougit et se détourna, gênée. Toute la semaine, elle avait retardé ce moment qui lui faisait peur : sa première fois.
En voyant sa réaction, Makoto rit. C'était la première fois qu'elle le voyait rire ainsi ! Ça lui faisait plaisir mais ça la vexait aussi, il se moquait d'elle tout de même !
Elle fronça les sourcils et bouda.
Le jeune homme l'attira dans ses bras et lui embrassa la joue.
- N'aie pas peur, lui susurra-t-il. Et on n'a qu'à boire un peu, tu seras moins gênée, comme la dernière fois !
Elle rougit et voulut protester mais il l'embrassa d'une tendresse dont jamais il n'avait fait preuve avec elle. Puis il l'attira dans le salon de la chambre d'hôtel et lui servit une coupe de champagne avec des petits gâteaux au rhum.
Après leurs deuxièmes coupes, Makoto posa son verre et retira celui d'Ichigo pour l'emmener jusque le lit de leur hôtel. Elle avait les joues rouges et semblait si timide... Mais lui n'était pas mieux. Pour lui aussi, c'était la première fois.
- Fais de moi ta femme, murmura-t-elle, les joues encore plus rouges.
- Oui, parce que tu es ma femme, caressa-t-il sa joue avant de l'embrasser.
Ils commencèrent par un baiser simple, elle assise sur le lit, lui penché face à elle. Puis les mains du jeune homme se posèrent sur ses hanches et celles de la jeune fille sur ses épaules. Le baiser s'enflamma, leurs langues se rencontrèrent et les mains s'activèrent. Makoto caressa les seins de sa femmes à travers ses vêtements et Ichigo déboutonna lentement sa chemise puis caressa son torse de bas en haut et inversement.
Son mari s'enflamma et descendit la fermeture de sa robe et la releva pour la faire tomber, les yeux brûlants de désirs. L'alcool commençait à faire effet.
Il la poussa dans le lit et se plaça au-dessus d'elle sans se gêner de regarder son corps. Il était tout de même impressionné, elle mangeait tellement de pâtisserie et n'avait pas un gramme en trop ! Elle était vraiment plate ! Ses seins n'étaient pas énormes mais pas trop petits, ils étaient juste parfaits ! Qui aurait cru qu'une fille simple pouvait être aussi belle et bien formée ? Elle ne se mettait vraiment pas en valeur ! Mais ça l'arrangeait. Des hommes plus beau et mieux fait que lui aurait pu lui faire la cours et il ne l'aurait pas eu. Déjà qu'un moins que rien n'avait failli la lui voler !
Il léchouilla son cou en caressant un de ses seins retenu par son soutien-gorge chocolat.
Chocolat.
Il aimait le chocolat.
Il détacha son sous-vêtement, libérant sa poitrine et la caressa tout en lui suçotant le cou. Les petits gémissements qu'elle laissait échapper le ravissait. Puis une de ses mains descendit le long de ses hanche, puis le long de sa cuisse et remonta jusque son entre-jambe.
En sentant sa main entre ses jambes, commencer à caresser son sexe, elle rougit et voulut le repousser, un peu gênée mais il l'en empêcha.
Il appuya un peu fort contre son sexe, la faisant se cambrer légèrement mais aussi écarter un peu plus les jambes.
Sa culotte se mouillait petit à petit. Il lui faisait de l'effet. Rapidement, il retira son pantalon et son caleçon puis enleva la culotte de sa femme qui rougit en voyant son sexe bien dressé.
- Tu peux le toucher, susurra-t-il en la voyant hésiter.
Doucement, elle posa sa fine main dessus sans vraiment savoir quoi faire. Son mari la guida en posant sa main par-dessus et en lui montrant le mouvement.
Elle le masturba pendant quelques minutes jusqu'au moment où il la poussa et recommença ses caresses entre ses jambes. Il entra un doigt en elle pour bien la préparer puis un deuxième. Ichigo découvrait ces nouvelles sensations. Elle adorait ce qu'il lui faisait et une envie la prit : elle le voulait en elle, elle le voulait vraiment, elle était même impatiente et son corps tremblait de désirs.
Elle prit l'initiative et inversa les rôles, le surprenant. Elle enleva ses doigts aventuriers et plaça son bâton à son entrée.
- Doucement, chuchota Makoto en la voyant prête à s'empaler sur lui.
Elle hocha la tête et commença. Makoto gémit en sentant la moiteur de sa femme. Il regrettait presque de ne pas y avoir goûté avant...
Il la vit grimacer et elle ne bougea plus. Il ne comprit pas sur le coup alors il bougea, mais une larme coula le long de sa joue.
- Enlève-toi, Ichigo, ordonna-t-il doucement.
Elle s'exécuta en tremblant et il la fit s'allonger pour pouvoir s'installer sur elle. Il essuya ses larmes en l'embrassant tendrement et remit son sexe contre le sien, entrant doucement, lui laissant le temps de s'habituer. Puis il sentit la fine membrane qui l'avait faite arrêter.
Il enlaça leurs mains et l'embrassa en liant leurs langues avant de mettre un petit coup brusque qui déchira le bout de peau et le fit entrer entièrement en elle. Le gémissement de douleur qu'elle laissa échapper fut avaler par la bouche de son mari qui ne bougea plus pendant quelques temps pour la laisser s'habituer.
Il commença à bouger lentement, découvrant ses nouvelles sensations. Ichigo ressentait de moins en moins la douleur et y trouvait même du plaisir. Pour lui montrer que ça allait mieux, elle bougea doucement, essayant de trouver le rythme qui augmenta considérablement petit à petit. La jeune femme jouit la première, se cambrant et entraînant la jouissance prématurée de son mari.
Makoto l'embrassa délicatement puis se retira d'elle pour reprendre son souffle.
Elle se blottit contre lui, plus du tout gênée par leurs nudités et ils s'endormirent, l'un dans les bras de l'autre, un peu plus amoureux l'un de l'autre.
***
En rentrant chez eux, Rei vint les accueillir, folle de joie.
- Venez, venez, vous allez voir votre nouvelle chambre ! S'enthousiasma-t-elle, faisant soupirer les autres.
- Comment ça « nouvelle chambre » ? fut surprise Ichigo.
- Maintenant que vous êtes mariés, vous devez partager la même chambre bien sûr !
- Oh, euh... Oui, rougit-elle.
- Alors on vous a préparé un petit nid douillet où vous pourrez nous faire des petits-enfants ! Comme pour Sen et Kana ! Même s'ils veulent déménager et vivre par eux-mêmes, ils auront toujours une chambre pour eux et leur bébé ! Bébé qui a très vite besoin de cousins !
- Laisse-les arriver, intervint Shigeru en voyant la gêne des tourtereaux. Ils se sont mariés à la va-vite pour moi, ils n'ont pas à avoir des enfants tout de suite, en tous cas, pas pour me faire plaisir vu que dans tous les cas, je ne serais pas là pour le voir, sourit-il tristement.
- Papa ! S'énerva Natsume. On a dit qu'on ne parlait pas de ça !
- Oui je sais, désolé, lui sourit-il.
- Tu vas bien papa ? Demanda Ichigo en allant le saluer.
- Ne t'en fais pas, Ichigo, profite de la vie.
Elle lui sourit puis Rei la tira à l'intérieur. Elle lui apprit que Ringo étant grande, elle l'avait déménagée près de la chambre de Hiro et Miyabi.
Leur chambre était l'ancienne d'Ichigo qui avait été ouverte sur celle de Ringo où deux bureau étaient installés, leurs bureaux ainsi qu'une grande bibliothèque avec leurs livres de pâtisseries. L'ancienne chambre de Makoto était devenu une chambre d'ami. Puis la jeune marié se souvint d'un détail de sa valise : tous les pyjamas à deux pièces qu'elle avait mis avaient disparu, alors elle alla dans le coin dressing à côté des bureaux et trouva rapidement ses pyjamas.
- Rei ? L'appela-t-elle. Où sont mes pyjamas à deux pièces ?
- Oh, ces vieux trucs ! Je les ai rangés dans un vieux placards ! De toute façon, tu n'en as plus besoin !
- Mais...
- Oh, et viens voir la chambre de Ringo ! Changea-t-elle de sujet.
Makoto fit une tête désespérée. Il n'aimait pas tous ces changements et ça commençait à sérieusement le gonfler !
***
Deux semaines étaient passées. Ichigo et sa famille étaient à l'hôpital. Shigeru n'en avait plus pour longtemps...
Elle était la dernière à pouvoir aller le voir et Makoto l'accompagnait, elle avait peur.
- Ichigo... l'appela-t-il.
- Papa, répondit-elle, la voix pleine de larmes.
- Je suis content pour toi, ma fille... Je veux que tu sois heureuse...
- Je le suis, papa...
- Ne pleure pas, murmura-t-il. Souris-moi, montre-moi ce sourire que tu tiens de ta mère...
Les joues pleines de larmes, elle lui sourit. Shigeru posa sa main sur sa joue un instant avant de la laisser tomber sur le lit, il était trop faible.
- Papa... s'inquiéta-t-elle, ses sanglots redoublants.
- Ichigo, fit Makoto en posant ses mains sur ses épaules.
- Papa, ne m'abandonne pas, hoqueta-t-elle.
Un bip continu retentit et des médecins entrèrent. La jeune femme tenta de rester mais son mari la tira à l'extérieur de la chambre en la serrant contre lui.
C'était fini.
Shigeru était mort.
Ichigo ne sortit pas de son lit jusqu'à l'enterrement et Makoto prenait soin d'elle. Il n'avait jamais été aussi prévenant envers quelqu'un. Il était inquiet. Il avait peur qu'elle se laisse mourir. Mais à son grand étonnement, le jour de l'enterrement, elle se leva très tôt, sans le réveiller, mit sa robe noire, s'attacha les cheveux en un chignon serré avec le chapeau en voile noir puis alla elle-même préparé Ringo, puis Natsume et enfin, Hiro.
Ils étaient partis les premiers. Quand les Kashino étaient arrivés, Ichigo avait serré son mari contre elle en le remerciant et en s'excusant.
- Makoto, souffla-t-elle ensuite sans pour autant quitter son cou. Je ferai des efforts. Je me rattraperai. Dès la semaine prochaine, je reprendrai mes études, j'aurai mon diplôme, et je travaillerai en suite. Henri-sensei m'a proposé de travailler pour lui et d'ouvrir quelques succursales à travers le monde avec d'autres pâtissiers, et quand tu auras ton diplôme, on fera ce que tu veux. Tout ce que tu veux ! Promit-elle en reculant pour l'embrasser doucement.
- Je crois que c'est un bon projet, sourit-il en lui embrassant le front. Allons-y, les autres sont déjà installés.
Elle acquiesça et resta près de lui tout du long.
La cérémonie fut longue et douloureuse, mais les jours qui suivirent furent un peu plus agréables et calmes...
La routine prit place.
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