Part two
Trois semaines s'étaient écoulées depuis l'accident et rien n'avait bougé, ses constantes restaient stables, ses blessures guérissaient, sa respiration était toujours si calme. Tous les jours, deux personnes venaient lui rendre visite tout en respectant les consignes du médecin. Les groupes avaient été faits dès l'admission d'Anthony ainsi que les jours de visite. Pepper et Happy venaient le lundi et le jeudi, James et Bruce avaient le mardi et le vendredi, tandis que Natasha et Clint s'occupaient du mercredi et du samedi. Steve n'avait pas mal prit le fait qu'il se retrouvait seul et ne possédait qu'un seul jour de visite. Sachant que sa dernière conversation avec Stark avait était l'une des plus courtes et des plus sèches, il pensait que moins il venait et mieux Tony se portait.
Trois semaines étaient passées et ce fut un dimanche, jour de visite pour le grand Captain America. Il était arrivé comme toujours vers les dix heures. Il avait passé la porte avec à la main un bouquet de fleurs, il savait que ce n'était pas vraiment ce que l'ingénieur préférait mais il aimait bien la symbolique qu'elles représentaient. Il était passé chez fleuriste juste avant et avait cherché durant de longues minutes le bouquet idéal, il avait demandé conseil à la vendeuse tout en lui indiquant ses critères de recherches. Il voulait quelque chose qui disait bon rétablissement et qui, si possible, possédait le plus de rouge. Et c'est en traversant l'hôpital, le bouquet de roses jaunes et d'amaryllis à la main qu'il salua les infirmières qu'il commençait à connaître. Ses pas l'amenaient automatiquement devant la porte de la fameuse chambre. Et comme à chaque fois il ferma les yeux, inspira un bon coup, prit son courage à deux mains et poussa la porte.
Rien n'avait changé, mis à part les quelques petits cadeaux qui se rajoutaient chaque semaine. Des peluches Iron Man de toutes tailles étaient posées sur les quelques meubles présents dans la pièce, des ballons également à son effigie décoraient légèrement les murs tristes et blancs. Quelques cartes de bon rétablissement étaient soit simplement posées ou alors mises debout, afin qu'on puisse les apercevoir dès notre entrée. Le volet était faiblement ouvert, laissant passer quelques rayons de soleil, certains finissaient leur course à travers la pièce sur le visage pâle du patient. Sa couverture avait été changée puisque qu'elle était passée du blanc au rouge. Une chose en particulier intrigua le Captain. Tony avait près de lui le petit ours en peluche que Steve lui avait prit avant sa première visite. Il l'avait plus utilisé comme coussin lors d'une petite sieste qu'il avait fait entre les visites qui devaient être espacées les premiers temps. Maintenant il pouvait rester aussi longtemps que cela lui plaisait, il n'avait pas de limite de temps. Les contraintes du début ne l'avaient pas dérangé puisqu'il ne savait que faire, alors il lisait, dessinait, faisait des mots croisés, regardait par la fenêtre. Mais depuis quelques temps l'idée de le perdre le poussait à se confier auprès de lui, même si ce dernier était complètement endormit. Le médecin lui avait expliqué cependant toutes les caractéristiques du coma, il savait que s'il dormait profondément il entendait tout ce qu'il se passait autour de lui, il était conscient en quelques sortes mais ne pouvait réagir par rapport à son entourage.
Steve s'avança jusqu'à la petite commode, près de la fenêtre et y déposa son bouquet, puis s'installa à la chaise se trouvant à la gauche du lit. Il prit son temps, calmant sa respiration, fermant les yeux quelques instant, se remémorant les bons moments passés ensemble. Puis rouvrir les paupières, posa ses yeux bleus azur sur le visage reposé de son ami, un petit rictus se forma sur son visage. Il trouva la situation comique, l'homme qui avait du mal à dormir, il l'avait deviné, était plongé dans un coma, se reposant enfin.
« Bonjour Stark. Nous sommes dimanche, c'est pourquoi je suis là. Je sais que vous auriez préférer que ce soit plutôt Pepper, Rhodes ou encore Banner mais c'est à mon tour de prendre de vos nouvelles et de vous tenir compagnie. Je me doute que vous soyez heureux que je sois là mais il va falloir faire avec. Je me sens d'humeur à discuter alors pour une fois je vais parler et vous allez m'écouter.
Nous avons eu des débuts difficiles vous et moi. J'ai eu du mal à me faire à l'idée que je venais de me réveiller d'un sommeil long de soixante-dix ans, que je me retrouvais dans un monde que je ne reconnaissais plus. J'ai dû accepter que nous ayons gagné la guerre, que le monde avait changé, que mes amis étaient tous morts et qu'il fallait que j'avance. Puis il y a eu les Avengers. Je me suis dit que je pourrai peut-être trouver ma place parmi vous tous, mais les débuts ont été mouvementés. On a tout de même réussi à s'entendre pendant une courte durée je l'admets. J'avais pris sur moi, me disant que c'était à moi de m'adapter mais j'ai eu énormément de mal. Et le plus gros problème porte le nom d'Anthony Edward Stark.
Vous êtes mon plus gros problème dans la vie. J'ai connu votre père, il était très intelligent mais vous le dépassez, il était aimable, loyal et surtout il avait un grand cœur. Je n'avais jamais rencontré un homme aussi incroyable que votre père. C'était un ami extraordinaire, j'étais fier du lien qui nous unissait même si j'avais cru un instant qu'il me faisait concurrence pour gagner le cœur d'une femme. Puis il y a eu l'affrontement final avec Crâne Rouge et la glace.
Quand je me suis retrouvé en face de vous, je pensais avoir Howard devant moi. Je n'avais encore jamais vu votre visage et pourtant je savais qui vous étiez. La même démarche, la même posture, le même visage, à quelques détails près, le même regard et les mêmes gestes. Tout en vous me rappelait votre père et en même temps mon passé, tout ce que j'avais perdu. Vous me rappeliez mon malheur. Je pense que c'est la première chose qui m'a fait vous haïr. Puis votre caractère et vos manières ne m'ont pas aidé.
Nous avons combattu ensemble et nous avons gagné. Vous étiez prêt à tout perdre pour tous nous sauver et par la même occasion, vous m'avez prouvé que vous valiez plus que ce que vous montrer aux gens. Vous êtes quelqu'un de merveilleux, remplis de bonté, vous êtes meilleur que votre père, Tony.
Alors après cela, je me suis dit qu'il fallait que je me comporte autrement avec vous et vous faisiez également des efforts ce qui m'a plu je dois le reconnaître. Malheureusement, je n'ai pas compris pourquoi du jour au lendemain tout à basculer. Vous deveniez de plus en plus irritable, de plus en plus absent, terré dans votre atelier, dès qu'une petite chose n'allait pas c'était la guerre. N'importe quelle excuse valait la peine de vider une ou deux bouteilles. Je me faisais du souci pour vous, mais je n'osais pas agir puisque je ne vous connaissais pas plus que cela.
Je ne sais pas pourquoi mais vous voir dans cet état me faisait extrêmement mal. Je détestais vous voir vous apitoyer sur votre sort sans demander de l'aide. Je me suis haïs chaque jour parce que je n'osais pas vous parler de vos problèmes de peur de vous blesser et aujourd'hui de me déteste de ne pas l'avoir fait parce que par ma faute vous vous retrouvez là, dans ce lit à essayer de vous battre pour vivre et de ne pas sombrer dans la mort. À cause de moi, vous allez rater votre vie qui semblait tout de même merveilleuse. Vous avez une grande entreprise, une belle habitation et une ravissante petite amie. Vous avez tout Stark et moi qui n'a rien, vous gâche votre vie. Je suis tellement désolé Tony. »
Les larmes que le Captain retenait depuis fort longtemps s'échappaient de ses yeux, se frayant un chemin sur son visage avant de s'écrasées sur son haut moulant chacun de ses muscles. Il pleurait toutes les larmes de son corps, il pleurait parce qu'il était fatigué, il pleurait parce qu'il avait détruit une vie, il pleurait parce que son cur se serrait à la vue de son ami, il pleurait parce qu'il allait perdre de nouveau un être cher, il pleurait parce qu'il était impuissant tout comme il l'avait été quand il avait perdu Bucky, il pleurait parce qu'il était à bout de forces.
Des heures étaient passées depuis les aveux du blond et rien n'avait changé du côté de son vis-à-vis. Ne sachant que faire, Steve avait trouvé bon de fermer quelques instants ses yeux afin de se reposer, son sommeil étant très mouvementé depuis peu. C'est la tête posée sur ses bras croisés, reposant sur le lit qu'il se réveilla lorsqu'une infirmière entra, voulant changer les poches accrochées près de Tony. Le Captain s'étira, ce qui ne manqua pas à la jeune femme qui en profita pour jeter quelques coups d'œil aux muscles nettement visibles à travers le tissu bleu. Rogers l'a surpris en pleine action ce qui eu pour effet de teinter de rouge leurs joues à tous les deux. Un silence gênant s'installa alors jusqu'à ce que l'infirmière décidé de prendre la parole.
« Vous savez ses constantes sont plutôt bonnes depuis plusieurs semaines, je pense qu'il ne tardera pas à ouvrir les yeux.
- J'espère que vous avez raison.
- La nuit dernière, j'ai dû lui donner son nounours. Il s'agitait dans son sommeil.
- Ah oui ?
- Il murmurait un prénom.
- Que disait-il ?
- Il me semble que c'était Steph, ou bien Even. Attendez, il disait Steven !
- Ste... Steven ?
- Il l'a dit qu'une seule fois, il répétait plus souvent Steve.
- Et vous avez dit qu'il s'était calmé dès que vous lui avez donné l'ours ?
- Oui. Quand la peluche a touché son visage c'est comme si tous ses nuages noirs s'en allaient. Il doit porter une odeur particulière.
- Sans doute...
-Ce n'est pas tout mais j'ai d'autres patients à aller voir. Bonne journée.
- Merci de même.
- Et ne perdez pas espoir, il n'est plus très loin. »
Et c'est sur ces mots que la silhouette de la belle infirmière disparue da la chambre.
Il avait rêvé de lui et son nom avait traversé ses lèvres. Il s'était calmé avec son nounours qui portait son odeur. Ce n'était sans doute pas une multitude de coïncidences, définitivement pas. Mais pourquoi ? Était la question qui le torturerait sûrement jusqu'à ce que son ami se réveil.
Perdu dans ses pensées, le blond ne remarqua point les paupières de l'ingénieur papillonnées. Ce n'est que lorsqu'il essaya de se redressé que Rogers prit conscience que l'homme qui était allongé à sa gauche était tout à fait réveillé. Ne se rendant pas compte sur le moment, Steve observa le géni avec des yeux ronds, il ne croyait pas ce qu'il voyait.
Tony râla à de multiples reprises, reprenant ses vieilles habitudes. Il s'installa correctement, aidé par son ami blond. Ce n'est que lorsque ce dernier s'était rassit que le brun imita son confrère quelques minutes avant.
« Je peux savoir qui vous êtes ? »
Cette phrase fut comme un choc au Captain qui se réjouissait déjà de pouvoir à nouveau se prendre la tête avec l'homme de fer. Il savait pourtant qu'il y avait énormément de chances pour qu'il ait une perte de mémoire mais le voir le fixer ainsi, avec du vide au fond de ses yeux, serra le cur du soldat. Jamais il n'avait observé le milliardaire avec un tel regard.
Steve essaya de parler mais aucun son ne sortait, c'était comme si l'on venait de lui couper les cordes vocales. Il ne savait que faire ou que dire. Son ami qu'il pensait perdu venait de revenir pour repartir à nouveau. Il était là sans vraiment l'être. Rogers le voyait le corps de Tony mais son esprit n'était pas revenu. C'était une coquille vide, comme on trouve en bord de mer.
Reprenant doucement ses moyens, le Captain tenta d'expliquer la situation le plus calmement possible tout en étant clair.
« Je suis Steve Rogers, ton ami.
- Et moi ? Qui suis-je ? Où sommes-nous ? Que faisons-nous là ?
- Calme-toi. Tu es Anthony Stark, mais tour le monde t'appelle Tony. Nous sommes dans un hôpital. Tu as eu un grave accident d'avion il y a quelques semaines. Le médecin a dit que tu as perdu la mémoire mais il attendait que tu te réveilles pour te faire passer des tests afin de savoir si tu pourras retrouver tes souvenirs.
- D'accord. Ok. Ça va aller. Je... je... un accident d'avion ?
- Je t'expliquerai tout après que le médecin t'ait ausculté, d'accord ?
- Ouais. »
Rogers partit alors prévenir le corps médical du réveil de son ami. Le médecin, une fois mit au courant, avait fait passer quelques tests à Stark. Une fois fait, le verdict tomba. Tony Stark allait recouvrir la mémoire. Connor avait prévenu que cela allait prendre du temps, beaucoup de temps et qu'il fallait y aller en douceur. Steve avait emmagasiné toutes les informations qui lui étaient parvenues pour ensuite les transmettre aux proches du milliardaire. Il avait tout d'abord appelé à la tour, prévenant ainsi ses camarades qui furent tous soulagés. Le blond leur avait proposé de passer afin de voir le génie réveillé mais ils lui avaient dit qu'ils préféraient venir un autre jour, celui-là lui étant réservé. Le second coup de fil fut consacré à la compagne du patient. Elle avait été plus que ravie d'apprendre son réveil cependant elle avait beaucoup de boulot même pour un dimanche et ne pouvait se libérée tout comme Happy qui veillait à sa sécurité et Rhodes qui était injoignable étant en mission. Il ne restait plus que Steve.
Ce dernier retourna dans la chambre afin de donner les explications qu'il avait promises au brun. Lorsqu'il fut installé son long monologue commença. Il s'arrêta quelques fois, reprenant sa respiration avant de repartir dans son récit. Une petite heure s'était écoulée depuis qu'il avait ouvert la bouche, le géni avait littéralement bu ses paroles. Il l'observait tel un enfant écoutant son père lui racontant une histoire avant de s'endormir. Stark n'en revenait pas de toutes ses aventures. Il avait fait tout ça ?! Mais c'était impossible.
Après lui avoir fait un résumé de sa vie, Steve s'engagea dans les présentations de ses amis. Il lui parla du couple d'espions, du docteur Banner, de Fury, de Rhodes, d'Happy et bien sûr de Pepper. Il restait tout de même vague sur le sujet d'Asgard, de Thor ou encore de Loki, sachant que l'homme avait déjà du mal au niveau des super héros. Sa propre histoire était légèrement également passée à la trappe, ne voulant faire resurgir ses anciens démons. Seulement le brun ne l'entendait pas de la même manière.
« Je vous remercie de m'avoir parlé de toutes ces personnes mais qu'en est-il de vous ?
- Je ne suis pas sûr que mon histoire soit intéressante.
- C'est à moi d'en juger il me semble. Mais après votre récit sur des espions, l'une assassin et l'autre archer, un docteur capable de se transformer en monstre vert ainsi que moi qui sauve le monde dans une armure je pense que tout est possible.
- Très bien. Je m'appelle Steven Grant Rogers, je suis né à Brooklyn dans les années vingt...
- Dans les années vingt ?! Mais vous semblez plus jeune que moi !
- C'est que le début. Je n'étais pas musclé et si grand à l'époque. Je faisais seulement dans les un mètre soixante-cinq. J'étais un jeune homme frêle remplit de courage et de bonté qui se faisait tabassé à chaque coin de rue. J'ai essayé à mainte reprise de m'engager dans l'armée afin de combattre au front lors de la deuxième guerre mondiale. Je tenais à le faire puisque c'est tout ce qu'il me restait après le décès de ma mère. Je voulais servir mon pays. Un jour, un médecin peu ordinaire m'a repéré et intégré dans son programme qui comportait à la clé une expérience jamais réalisée. Il voulait former une armée de super soldat. J'ai été entraîné avec d'autres types bien plus forts que moi. Mais parce que j'étais prêt à donner ma vie au contraire des autres, j'ai été choisit. J'ai reçu un super sérum dans le sang ce qui m'a donné ce corps. Ce sont le Docteur Erkins et Howard Stark qui m'ont changé en apparence, à l'intérieur je suis toujours un pauvre petit gars de Brooklyn.
- Howard Stark. Faisait-il parti de ma famille ?
- C'était ton père.
- Tu as connu mon père ?
- C'était quelqu'un de bien.
- C'était ? Il n'est plus de ce monde ?
- Tes parents ont été victimes d'un accident peu après ta majorité.
- Oh. Continuons.
- J'ai fait la guerre mais pas comme je le voulais. Je me sentais comme un singe savant. Je faisais le pitre devant les gens pour qu'ils puissent financer la guerre. Puis un jour, j'ai été envoyé faire mon spectacle en Europe, devant de vrais soldats. J'ai appris par la même occasion que le régiment de mon meilleur ami avait été capturé. Je suis parti à son secours, seul et je les ai tous ramener vivant, faisant sauter au passage la base où ils avaient été séquestrés. J'ai élaboré ma propre équipe et on partait neutraliser les bases d'Hydra. Durant une de nos missions j'ai perdu mon meilleur ami. Je n'ai pas renoncé à mon combat pour autant. J'avais une mission. J'ai vaincu Crâne rouge, aidé à gagné la guerre au péril de ma vie.
- Que t'est-il arrivé ?
- Je me suis craché dans un glacier. Soixante-dix ans plus tard on m'a retrouvé et décongelé.
- Ça a dû être terrible pour toi.
- Ce jour-là, j'avais souhaité qu'on ne me retrouve jamais. J'avais voulu mourir plutôt que passer le reste de ma vie dans un monde que je ne connaissais pas sans personne pour me guider. J'étais livré à moi-même, tous ceux que je connaissais étaient morts.
- Sauf une personne.
- Comment le sais-tu ?
- Je l'ai vu dans ton regard.
- Margaret Carter. Ma Peggy. Je l'avais rencontré grâce au docteur Erkins.
- Tu l'as revue ?
- Oui, mais elle a refait sa vie. Elle a bien vieillit. J'aurai simplement souhaité le faire avec elle.
- Tu avais enfin trouvé le bonheur.
- Mais maintenant je vous ai, toi et les Avengers.
- Oui, à ce sujet, je ne pense pas que je vais pouvoir faire comme je faisais avant.
- Il n'y a pas de soucis.
- Désolé, si je ne suis plus pareil.
- Je préfère maintenant que comme avant.
- Ah bon ? Je ne sais pas comment le prendre.
- On va dire que ça n'allait pas très bien entre nous. La moindre petite chose de travers et c'était parti pour qu'on se prenne la tête.
- Tu sais j'ai peut-être perdu la mémoire mais tu n'as pas besoin de te retenir devant moi. Ça ne me fera rien si tu dis engueulades. Je crois que j'y survivrai.
- Langage ! Je suis quelqu'un qui refuse d'employer ce genre de mots, je ne suis pas de cette époque où l'on place un gros mot par phrase.
- Oh je vois. J'imagine que moi je faisais tout le contraire.
- Effectivement.
- Désolé.
- Il n'y a pas de mal. C'était ton caractère, tu es comme ça et rien ni personne ne pouvait te changer.
- Comme mon amnésie me donne en quelque sorte une seconde chance, je voudrais repartir sur de bonnes bases. Alors je m'excuse de mon comportement de con... déplacé.
- Merci.
- Merci à toi. Tu m'aides alors que je n'étais pas quelqu'un d'adorable, surtout avec toi.
- Je pense que chacun à une part de bonté en lui, mais tout le monde ne la montre pas de la même manière.
- Tu es vraiment quelqu'un de bon et tu es fidèle à tes principes. Je suis vraiment heureux de pouvoir être ton ami. C'est un honneur Captain Igloo.
- Que... quoi ?
- Oh désolé, je t'ai blessé ? Je ne voulais pas, c'était pour rire.
- Non, non, ce n'est rien. C'est juste que... tu me surnommais comme ça avant.
- On dirait que ma mémoire revient.
- On dirait bien. »
S'en suivit une longue et belle conversation, faisant remonter quelques souvenirs à la surface.
~○~
Lamaryllis est une fleur rouge qui symbolise la fierté. On loffre à un proche lorsque celui-ci à remporté le combat contre la mort ou la maladie. Les roses jaunes, quant à elles, symbolisent lamitié.
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